Avec son dernier livre, Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan nous plonge dans l’histoire de sa famille en retraçant celle de sa mère, Lucile.
Après avoir découvert le corps de Lucile, suicidée, l’auteur a choisi de la raconter, depuis son enfance, dans ses joies et ses souffrances. Elle s’attarde sur cette maladie découverte trop tardivement qui explique son attitude, ses erreurs, ses choix, ses faiblesses aussi. Qui traduit aussi sa fuite, sa gêne devant ce regard que portent les autres sur elle. Lucile qui a été modèle pour la publicité dans son enfance grâce à sa beauté lumineuse (c’est elle sur la couverture). Lucile qui est terrifiée à l’idée qu’il arrive le moindre accident à ses frères et sœurs (et qui pourtant, arrivera). Lucile perdue et intriguante.
En me promenant à Salem, je suis tombée par hasard sur une librairie dont les vitrines étaient entièrement remplies de piles de livres désorganisées. Je n’ai pas réussi à savoir si elle était temporairement ou définitivement fermée. Mais ces fenêtres par lesquelles on ne voyait que des livres étaient impressionnantes.
Pendant mon week end en Arles, j’avais pris dans mon sac Les heures souterraines de Delphine de Vigan, pour lire durant le trajet en train. Et je n’ai pas décroché du lire de bout en bout. J’ai vraiment été happée par l’histoire. Le style est fluide, agréable. On dévore le livre en très peu de temps. Les personnages sont attachants, on a envie de leur prendre la main lorsqu’ils vont mal, de boire un café avec eux, etc. On veut simplement mieux les connaître. Lire la suite…





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